|
Critiques
cinématographiques :
Le
voyage à Alger
Quel
est le lien entre le Cinéma et "On" ?
Le
crime est ses conséquences néfastes
Harragas
- Sortie le 24 février 2010
Harragas
- Sortie le 24 février 2010
Film franco algérien du réalisateur Merzak Alllouach,
est projeté en salles depuis le 24 Favier 2010 en France.
Le speech est le suivant: Mostaganem, à 200km des côtes
algériennes. Un passeur, prépare un départ
illégal d'un groupe d'algériens vers l'Europe. Dix"brûleurs"
marrent du pays prennent le voyage dans une barque pour traverser
la mer.
En écrivant
cet article, je veux ajouter à ma liste une personne qui
ne sera jamais ami même à lui-même.
J'ai vu cette semaine le film Harragas dans une salle de cinéma
où nous étions 5 pèlerins. Vingt minutes
après, deux ont quitté, les deux autres étaient
un couple qui n'arrêtait pas à se tripoter en regardant
la misère de l'Algérie et moi, je suis resté
par respect. Malgré le forcing de producteurs pour justifier
le financement de cette fausse vraie invention, le film sort que
maintenant alors qu'il était fais en 2009. Le public n'en
veut plus de ce genre du film, heureusement que les journaux l'Humanité
et la Croix ont parlé en bien.
Pour faire
un film qui parle de l'Algérie avec des Financements d'ici,
il suffit d'écrire ce genre de répliques "
Je ne veux pas rester dans un pays de merde et de malheur
>" je ne veux pas rester dans ce pays, un jour de plus
.
Un pays de misère
> voilà des dialogues
injustifiées qui sont ajoutées à des images
voulues afin de innocenter l'idée du film Harragas.
Dans le film cité dessus,
On montre des plages algériennes sales et non adéquates
juste pour les filmer dégoûtantes, une bonne raison
pour accentuer la fuite et que la traverser de la mer soit la
seule échappatoire. Se retrouver sur une plage européenne,
dorée, lumineuse et singulière serait le bonheur
Même les vagues de coté algérien, elles ne
sont ni tendres et ni clines alors que de l'autre coté,
sont calmes, douces et harmonieuses.
L'eau de notre coté, on a l'impression qu'elle est grise
et sort des caniveaux alors qu'elle est de l'autre coté
belle, bleue et donne le souhait de rêver et de mourir dedans.
Des algériens agressifs, frustrés, mal rasés,
mal éduqués, affamés et excentriques. Même
dans une barque en plein mer, ils se tuent. Leur environnement
est hostile. Il ne donne pas envi de rester un jour de plus parmi
eux.
Les plages, un ensemble des boites, des sachets, de boue, des
saletés à l'infini. Montrer le négatif, la
misère afin de mettre en avance les causes de cette fuite.
Le bassin
méditerranéen, le cinéma et votre film
Sois de coté Sud, sois de coté Nord de la mer, les
artistes méditerranéens ont un respect particulier
et sacré envers la mer. Pour eux, c'est inadmissible et
inconcevable de la montrer polluée. Ces sont des cinéastes
qui sont généreux avec elle car celle-ci est avec
eux aussi.
Beaucoup des réalisateurs ont montré leurs plages
respectives immaculées et purifiées. Elles livrent
l'envi de mourir dessus par bonheur. Le film du tunisien Nourri
Bouzid. " Business ". Le film de son compatriote Farid
Bougier'' " Un été à la Goulette' "
le film du marocain Mohamed Tazi " À la recherche
du mari de ma femme " le film du l'italien Michelangelo Antonioni
" profession reporter "
etc. Ils sont tous étaient
fideles à la mer.
La question est la suivante : pourquoi dans le film Harragas,
notre géni réalisateur à montrer nos plages
sales et à déserter. Déjà il l'a fait
dans le film Bâb-Oued Cité. Et cette fois-ci, il
récidive sans parler de la série Babour Dzzair.
Etre bien intentionné et avoir une grande culture sont
les qualités des grands cinéastes. Ce n'est pas
ni par audace ni par provocation qu'il a affranchis le respect
c'est seulement par mépris et par volonté.
Dans un angle
de 30 degrés a un petit vocal, Il a réduit la mer
du coté algérien à une poubelle. Cinématographiquement,
cette mer abandonnée reflète l'Algérie. Notre
réalisateur a diminué les côtes algériennes
longues de 1300 km dans cet angle. Hélas.
La particularité
de la méditerrané ne vous donne pas raison. Vous
avez tort et vous avez triché avec elle car cette mer est
plus bleue de coté Sud que de coté Nord. Le contraire
des vos images et vos prétentions. Maintenant si on vous
a demandé de montrer ça, je suis désolé
mais pourquoi Costa n'a pas obéis à cet ordre dans
son dernier film Eden à l'West !!!
C'est récurent chez notre donneur de leçons. Afin
de gagner de l'argent il faut ajouter des saletés sur le
pays. Il suffit de changer les titres et les lieux pour apprécier
la récidive en dope. Qu'on soit sur les plages de Mostaganem
ou sur celles d'Alger. Pourquoi montrer un Algérie propre
qui se développe. Ah ce n'est pas le sujet du film et ce
n'est pas porteur !
Autour de
la méditerranée, la plage est la vitrine de chacun
pays. C'est elle qui nous livre le désir de rêver.
On la regarde pour sentir tranquille et finalement être
considérer afin de demeurer. Dans le film Harragas, l'envi
de cracher et de piser sur les plages algériennes sont
mis en exergue !
Il faut documenter pour montrer la mer. Cette dernière
a véhiculé la civilisation vers l'Europe quand les
harragas du Nord ont débarqué des destructeurs et
des envahisseurs alors que nos premiers Harragas étaient
porteurs de symboles, paix, savoir et sciences particulièrement
les deux berbères Tark ben Ziyed et Saint Augustin. Et
ces arabes et ces juifs harragas qui ont resté sept siècles
en Europe et qui ont bâti une civilisation. Avez-vous visité
la ville de Poitier, les Pérennes Orientales, l'Andalousie
etc.
Malheureusement
vous êtes dans la précipitation même pas dans
l'urgence. Vous êtes dans le genre reportage pas dans l'uvre,
vous êtes dans la crise et dans l'attaque, pas dans la sagesse
et la réflexion. Vous êtes dans la dope que dans
l'éveillé.
Le sujet de l'immigration clandestine est trop présent
dans les bouches de politiciens européennes racistes. Il
leur faut un os dans la bouche. Pourquoi pas le genre de votre
film ? Vous leurs donnez raison et vous appuyez leur discours.
Tenez, je vous donne un sujet pour votre prochain film : l'Identité
National, comme ça, même avec un passeport algérien,
vous pouvez s'adhérez soit au FN/ l'UMP soit au PS.
la dernière
fois que le cinéaste a parlé de la mer c'est dans
la série télévisée intitulée:
(Kartoune) Babour Dzzair produite par la télévision
nationale. Malgré la nullité, la débilité
et l'incrédibilité de la série, elle a couté
un budget équivaux à celui de la construction de
4000 logements. C'est permis d'harage l'argent du peuple algérien
vers l'Europe clandestinement. Quand on encaisse des chèques
des centaines de milliers d'euros à Alger et acheter de
biens à Paris, on n'appelle pas ça< Harragas
Drahme> ou blanchement d'argent ! Actuellement, la justice
est saisie et mène l'enquête.
Notre brillant
auteur n'a rien compris à l'Algérie et cela ne veut
rien comprendre en lui. Il s'est toujours comporté comme
un ingrat puisque il n'a pas toléré ni sa mer et
ni son désert. A Chaque fois, malin et malhonnête
avec elle. Quand il a abordé le désert algérien
dans le film " l'autre monde " d'une manière
transformée et ignorante, il a loupé une marche.
Le film a passé à coté. Maintenant, Il fait
un film entièrement sur la mer, encore on assiste à
l'aveuglement total. Ces deux films n'ont pas trouvé un
public trécheur et malveillant. Heureusement que les deux
Etats français et algérien étaient les sources
de financement. On dirait qu'ils ont un intérêt que
ce genre du film se fasse.
J'avoue que
l'auteur était fort dans le genre du film Chouchou, montrer
un Harraga algérien homo (joué par Gad) survire
en plein 75. Au aujourd'hui sur la place de Paris, on dit : si
le film Chouchou était une réussite c'est grâce
à Gad
etc.
Gad est devenue une star, réalisateur, producteur et quand
il parle du notre génie, il dit : je ne veux pas descendre
mon niveau. Notre réalisateur n'a pas eu le cran de montrer
autre chose valorisante. C'est son fond de commerce de montrer
son pays crasseux et infecté
Le réalisateur
stagne, n'avance plus, tourne autour des idées limitées.
Il restera longtemps mobile autour d'une corde bocal qui lui-même,
n'arrive pas à bruler (hrague) et se débarrasser.
N'est-il pas ici un exemple d'un Harraga intellectuel malveillant,
mené an barque. Il aurait pu être un respectueux
harraga afin de se débarrasser au moins de certaines idées
rétrogrades et méprisantes envers l'Algérie
et son peuple, il aurait pu prendre ses ainés comme exemple
: Mrs : Esker, Hamina, Rachdi, Fares ou ceux de sa génération
: Bahaloul, Okacha, Bouchareb sans parler de plus jeunes.
, des cinéphiles
algériens posent cette question pourquoi le cinéaste
obéi aux règles pour parler spécialement
de certains sujets choisis ? La force de voir ses films ont arrivé
à cette réponse: le réalisateur est dans
cette logique du business et dans la fabrique : Ton idée,
notre sujet, ton film, nos images, notre aval et notre accord.
Tu dois montrer ce qu'on veut. Signe là. On t'a à
l'il. Au prochain reportage et reste entre les deux rives.
Monsieur le
cinéaste algérien, avez-vous vu, les derniers films
Eden à
L'West de Costa Gavras (France, Italie, Grèce) et le film
Welcome, un film français réalisé par Philippe
Lioret (que vous connaissez bien). Deux films incomparables mais
intelligents. Un sucée médiatique et commercial
en Europe. Pourquoi dans ces deux uvres, les auteurs ont
choisi des lieux propres et propices comme lieu de départ
à leurs Harragas ? À l'image, des personnages beaux
gosses, classes et propres. Des hommes qui donnent envie à
fantasmer, à aimer et respecter alors que vous Monsieur.
Vous ne montrez que des lieux impropres, diaboliques et à
détester. Vous montrez que des algériens nuls, stupides
et irréfléchis. Et des Vauriens ??Je comprends pourquoi
l'Algérie était et sera à votre secours à
chaque fois que vous crachez dessus. Sa lumière, elle est
ni dans vos idées, ni dans vos images et ni dans vos écris
mais dans chaque de vos films, elle vous rend non-voyant.
Pauvre cette Algérie. Elle est à chaque fois montrée
misérable et défavorisée dans vos films.
Présentée comme un pays larbin, arriérée
et fermé. A chaque occasion, vous récidivez pour
exhiber la même chose mais différemment. Voilà
un algérien que son pays lui offre des moyens sans contre
parti pour être définitivement Harraga mais lui.
Il ne veut pas. Est-il capable de survire de l'autre coté
de la mer ? Est-il capable de dire que je suis un Algérien
Réalisateur harraga et fier de l'être ? Comme ils
le disent autres auteurs étrangers vivants sur le sol européen
? Eux, ils jurent qu'avec leur nation. Un vrai harraga a toujours
une patrie et une nation. Elle est où la votre dans vos
films ?
Monsieur le
cinéaste,
Etre malhonnête intellectuellement est injuste avec son
idéal surtout lorsqu'on a la cuillère dans la soupe
et le ventre vide. Même si elle est pleine aujourd'hui c'est
grâce à l'argent de l'Algérie qui était
derrière hier. Voilà un réalisateur qui a
toujours faim et meurt affamé. Encore plus grave, il restera
sur le band de cinéma, faim sans être salué
de deux cotés du bassin.
Vive cet Algérie
qui vous donne des sous pour faire des films qu'en fin de compte,
vous crachez dessus en le traitant d'un pays de merde comme s'est
bien dis et montrer dans votre film Harragas.
Djamel
Azizi - 21 février 2010
Le
voyage à Alger
Le
film : Le voyage à Alger de réalisateur Bahloul
Abdelkrim est projeté en avant première à
Paris dans le cinéma des cinéastes. Le lieu était
comble, le public est éclairé et la tension est
omniprésente sur le visage du réalisateur. Il porte
le film sur le dos sans la présence du producteur Bachir
Derrais tant cité dans les génériques du
film, on dirait l'ancien parti unique. Tout est remplaçable.
Il manquait juste la notion sous le patronage de monsieur Bachir
D.
En grande
partie, l'auteur a toujours fait des films %français. Cette
fois-ci, le film " le voyage à Alger " est fait
avec des moyens modestes algériens. De l'écriture
à la copie zéro. L'Algérie est présente
à travers de séquelles comme la souffrance, la patience
et le traîneur dans la finition des choses. L'essentiel
est que le film est là.
Sa projection a suscité la fierté, la tristesse
et l'émotion. Un film qui porte des ailes car il est porteur
d'un message universelle. Une réussite cinématographique.
IL a déjà obtenu le prix de meilleur scénario
au festival de Namur en Belgique. Malheureusement pour l'instant,
le film est orphelin de distributaire, il dérange l'état
français comme l'état algérien, ni au mois
les conserveurs d'une seule sonne de cloche de l'écriture
de l'histoire de la guerre d'Algérie.
Le réalisateur
a choisi le témoignage de son vivant pour capter une page
de l'histoire. Elle déroule dans deux villes magnifiques
algériennes : Saida et Alger quelques mois avant l'indépendance
et après. Il a romancié son propre vécu pour
ajouter une touche personnelle à notre histoire tant méconnue
des générations.
Il suffit
d'un film remarquable et fort en émotion pour que monsieur
Bahloul devient l'archétype' de metteur en scène
intimiste de l'histoire' il est ni révisionniste et ni
cracheur dans la soupe. En allant tourner en Algérie et
en Vidéo numérique pour bousculer le secteur et
trouver des repères.
Le réalisateur a grandi à Saida et qui a étudié
à Paris en passant par Alger. Il parle comme il écrit
encore mieux, il filme comme il pense. Une patience et un savoir
faire sont les atouts. Il a à son actif une dizaine des
longs-métrages. Le cinéma est sa tasse du café.
Son film trace
une histoire humaine qui a pour personnage une femme de Chahid,
une mère des 6 enfants, suite à l'indépendance.
Dans la ville de Saida, un homme représente l'autorité
municipale et la légitimité révolutionnaire
veut la chasser d'une maison bien vacant pour qu'il soit lui,
le futur propriétaire. Son seul tort, elle est paysanne.
Sans aucun soutient des responsables de la ville, elle fait le
voyage à Alger pour se plaindre au Président Ben
Bella. A son arrivée, elle rencontre un colonel qui devient
quelques mois après le président algérien.
À aucun moment, on prononce le nom de ce colonel alors
qu'il devient le protecteur et le teneur de la justice. Il rend
le droit à qui a le droit.
Cette époque a laisse des traces en mal comme en bien.
Les injustices au nom de la guerre ont fais le menu de l'indépendance
des années et des années. L'espoir et la construction
du pays ont réconcilié beaucoup d'algériens.
Le film est concentré sur un récit particulier d'une
famille algérienne sans compagnon, il n'est nul part, un
film féministe. Ni un film sur les conditions de la femme
algérienne. La mère aurait pu être le père
car tant des femmes sont mortes chahidetes laissées derrière
elles, des pères des familles.
Le sujet est suffisamment puissant pour citer l'adhésion
du spectateur, les intentions fortes ne font pas un bon film cependant
le scénario, le jeu d'acteurs, la casting et la réalisation
ont contribué au respect de cette uvre algérienne.
Elle offre un petit pays de Cinéma qui finira sous peu
(Incha-Allah comme ils disent les décideurs du cinéma
algérien) par trouver son identité propre au moment
où l'Algérie a produit que trois films l'année
dernière. Le paradoxe, le seul pays arabe qui a la palme
d'or à Cannes alors que le budget du ministère de
la culture est l'équivalent à cinq fois le budget
de celui de ministère de la culture tunisien qui vient
de produire vingt films.
Comme, je ne suis pas un décideur, je peux dire bon vent
et bon courage à ce film.
Djamel
Azizi - Février 2010
Quel
est le lien entre le Cinéma et "On" ?
Le Cinéma restera t-il un une expression culturelle vivante
de notre époque. Continuera t-il à être un
spectacle ? Demeure t-il un art à part entière ?
Ou, il est une industrie qui exige des capitaux. Devrait-il apporter
des richesses ? Et s'il est simplement un outil culturel non productif
sans aucune obligation
On : ce pronom
indéfini, ce sujet qui désigne une personne, un
ministère, un centre, un groupe indéterminé
ou un groupe auquel on appartient (NOUS)
En France,
220 millions spectateurs se sont déplacés l'année
dernière (2009) pour voir des films dans les salles obscures.
Un record d'entrées malgré la crise. Un Français
sur trois fréquente au moins dix fois par an les salles
du Cinéma. Le prix de la place ne cesse d'augmenter et
le chômage est à la hausse mais les gens continuent
à y'aller au Cinéma ! Pour expliquer ce paradoxe,
il faut comprendre d'une manière simple : aller au cinéma
est devenu un geste citoyen qui est défini par le droit
de se cultiver et par conséquent le devoir d'être
indispensable.
Non seulement
le Cinéma c'est de la culture, c'est aussi de l'artisanat.
Il est conçut pour témoigner de son époque.
Il reflète une image vivante de notre monde. Il accompagne
les générations dans leurs mutations d'une manière
ni prolifique et ni matérielle. Il est aussi une composite
et une matière de l'économie. Un marché florissant
où des spécialistes sont en oeuvre afin d'analyser,
d'élaborer des études et des lois pour gérer
cette économie sur des cours et des longs termes.
La réussite du Cinéma est la conséquence
de la mise en places des institutions solides, de l'ouverture
des structures productives gérées par des professionnels
compétents.
Un film coule
d'une idée simple, d'un thème, d'un sujet, d'une
histoire, d'un scénario. Une fois arrivé en salles,
il est enfin une uvre sur les marchés. Au delà
de tout, un film qui apporte de l'argent ou qui fait entrer de
l'argent à son producteur, est par définition, un
produit commercial comme un autre, comme un livre, un album, un
tableau de peinture, une pièce de théâtre
ou de l'opéra. On investit dans la culture pour accroître
une partie de l'économie d'un pays.
On réfléchis
et on conçoit des projets intellectuels et culturels pour
les mettre sur les marchés et les gens sont conscients
de cette démarche, ils l'a soutiennent. On investis de
l'argent, on prend des risques dans l'objectif de développer
une industrie tout en restant dans la Culture et dans l'expression.
Pour parler simple, lorsque on met en chantier un film, on fait
nourrir des familles au même temps, on élabore une
histoire destinée au petit ou au grand public afin que
ce dernier se distraire, se cultive et s'instruit. On injecte
de l'argent et beaucoup même. Donc on prend des risques,
peur que cet argent ne revient plus surtout quant on est un privé.
Le budget du dernier film de James Cameron (auteur de film Titanic)
intitulé " Aviatar " est l'équivalent
de budget d'un pays comme le Birkina fasso ou la Malawi ! M et
grand Mais, en deux mois de sa sortie, le film a apporté
à ses producteurs des bénéfices colossaux.
En France, en trois semaines, il a fait 12 millions d'entrées.
La bonne question
est :
Qui est On ?
Le cinéma est fait pour éduquer afin de mieux s'épanouir.
Les structures culturelles jouent, remplissent leur rôle
dans l'évolution du citoyen tant sur le plan d'épanouissement
que sur le plan affectif. Bien sur, si ces dernières gagnent
de l'argent why not. Une personne qui va au Cinéma, c'est
une personne qui ferme la fenêtre de l'ignorance et de la
barbarie, elle ouvre par conséquent des fenêtres
sur le monde, la tolérance, la compréhension, la
curiosité et l'aventure. Un jour, cette personne, on ne
la considèrera pas inculte, fanatique ou extrémiste
même si elle est analphabète. Elle s'échappe
à la manipulation et à la doctrine.
Des gens ont
pris des langues étrangères grâce aux sous-
titres des films. Des gens ont défendu des causes dans
le monde grâce à un film. Des gens se sont manifestés
pour exprimer leur colère et mécontentement grâce
à un film.
Des étudiants ont repris le chemin de la fac grâce
à un film, des alcoolos, des droguées ont stoppé
leurs vices grâce à un film. Des malades ont pris
goût à la vie grâce à un film. Des gens
ont visité des pays lointains grâce à un film.
Des gens différents se sont tant aimés grâce
à un film.
L'optimisme et l'effet positif sont conséquents et omniprésents
dans le Cinéma sans ignorer évidement les conséquences
néfastes de certains films. Je laisse la fenêtre
ouverte aux gens négatifs de parler de ça.
Sans aucune
morale et propagande, le Cinéma est devenu un outil de
modernité et de civilisation, L'essentiel est que le Cinéma
soit nécessaire et qu'il aura un impact culturel. Loin
d'être un moyen de faire de l'argent et de s'enrichir sur
les dos des gens. Car on gagne sur un film et on peut perdre sur
les autres. Certains producteurs ont mis la clé sous le
paillasson car leur film a subit un échec commercial, n'a
pas apporté un sou. D'autres producteurs se sont suicidés
et d'autres sont restés endettés des années
et des années. Tous ces producteurs ont un point commun
qui est : l'amour pour le Cinéma. Cet amour était
leur richesse.
Le Cinéma,
il est la culture et l'économie. Les deux à la fois,
Le Cinéma français se fait, se développe
grâce au Cinéma américain et le Cinéma
américain se fait grâce à l'argent (money)
le ( cach) des grandes fermes américaines et des producteurs
indépendants.
Grâce
au film américain distribué en France, le pays produit
des films et par conséquent, il est le premier producteur
européen et la nation la plus cinéphile au monde.
Le film français, se voit dans les fanfares de la Réussie,
de l'Inde, de la Chine et dans les pays africains. Une partie
de l'argent récoltée de la distribution du film
américain, va à la promotion des petits films africains,
magrébins et asiatiques. On donne la possibilité
à des films d'auteurs d'exister et d'être vus par
le public français. Le spectateur découvre d'autres
cultures. D'autres sonnes de cloches
Un film américain
sera bientôt la principale source d'argent pour financer
le film français particulièrement et le film européen
spécialement. A juste titre, sans la présence des
américains, le festival de Cannes ne sera jamais une grande
manifestation culturelle internationale. En d'autre terme, il
ne sera jamais la Mecque du Cinéma. Pour parler simple:
Si comme on organise le pèlerinage à la Mecque sans
les musulmans des autres pays.
Malgré
la souveraineté, l'exception culturelle française
et certains discours de quelques personnalités coincées
de gauche comme de droite et qui consiste à revoir à
la baisse la distribution du film américain en France.
30 films américains nouveaux sont à la fiche chaque
semaine, ils envahissent le marché. Le spectateur a le
choix de voir tel ou tel film. Ce qui compte qu'il va au Cinéma
et parler du film après en bien ou en mal.
La France
produit 210 films par an. Entre 4 à 6 films sortent en
salle chaque semaine. Des films ne restent même pas 4 jours
à l'affiche, d'autres sortent seulement dans trois salles.
D'autres font entre 1 et 22 millions d'entrées. Un film
américain qui fait 15 millions d'entrées, une partie
de son argent sert à produire moyennement deux films Français
si ce n'est pas trois à petit budget. La production cinématographique
française est aidée automatiquement par la distribution.
Sans oublier la participation active de la télévision.
Autrement dit : un film qui arrive fini en bobines ou en Numérique
en France, il fait générer des emplois dans toutes
les spécialités dans l'enchaînement d'un film.
Écriture, développement, aide à la production,
aide à la poste production, aide à la distribution,
aussi aide à l'exploitation des salles et à leurs
équipements.
Récemment
un incendie a ravagé un quartier à Paris, une salle
était endommagée, les autorités ont dépêché
un chapiteau afin que les gens viennent voir des films. Une salle
de Cinéma est devenue par obligation une nécessité
comme l'hôpital, l'école ou la crèche !
Aujourd'hui,
les tutelles municipales délivrent des pass aux chômeurs,
aux sans domiciles fixes (SDF), aux familles nombreuses pour aller
voir des films
Voir un film est devenu un savoir vivre,
une prise de conscience, c'est comme participer à un intérêt
général.
Des salles de Cinéma ont adaptées des entrées
accessibles pour les handicapés, organisent des séances
pour enfants. Adaptent des tarifs destinés aux étudiants,
aux groupes, aux jeunes moins de 25ans et aux comités d'entreprises.
Pour se cultiver,
il n'y a pas des prix. On ne compte pas. Le mot est entre les
lèvres: On va au Cinéma, on fait un cinéma,
on sort au cinéma, tu étais au Cinéma. Non,
je vais au Cinéma. Mon portable était éteint,
j'étais au Cinéma. Je suis invité au Cinéma.
Pour faire la paix avec mon mari, on va au Cinéma, je fais
la connaissance d'une fille, notre première sortie est
le Cinéma
le Cinéma a un rôle dans la
cohésion social. L'initiative, la proposition, le choix,
le conseil, l'harmonisation dans l'esprit et dans la conscience.
On appelle ça : On existe
Dans le froid,
dans la chaleur, On fait la queue, on paye une place, on regarde
un film, on parle, on échange, on communique et on s'enrichit.
Parce que on a vu un film géorgien, chilien, iranien, albanais
ou américain, etc. Dans l'esprit du citoyen, le pré
jugement se transforme en une opinion, à un point de vue.
La peur de l'autre s'adoucit en respect, en échange réciproque.
Un lien entre les peuples s'établit. Notre regard sur l'autre
change en bien
Grâce au rêve américain tant abordé
au Cinéma Beaucoup des gens sont partis vivre aux Etats
Unis d'Américains et grâce à cette immigration
sa population était multipliée en six pendant le
siècle dernier. Et grâce aux immigrés qui
sont devenus américains, le pays est devenu la première
puissance économique.
Actuellement, les français apprécient tellement
le film iranien qu'ils sont en désaccord avec leur gouvernement
à cause de son hostilité envers l'Iran. D'autres
pays boycottent le film israélien car ils soutiennent le
peuple palestinien dans sa lute. Des européens ont compris
la Shoah, le colonialisme et le racisme grâce au Cinéma.
A travers
des études sociologiques, le cinéma est un facteur
de mutation dans la vie. On devient moins imbécile, moins
abrouti ou moins raciste. On se déplace tout on restant
dans son quartier. Il suffit juste d'ouvrir une salle de Cinéma.
L'esprit est vivant, il compare, se nourrit et s'évolue.
On voyage grâce au Cinéma à travers les civilisations.
On est façonné et réceptif des cultures étrangères.
Qu'on est, qu'on soit, qu'on devient un citoyen du Monde parce
que un jour, nous étions, nous sommes, nous serons dans
une salle de Cinéma.
Djamel
Azizi - Février 2010
Le crime est ses conséquences
néfastes
Le monde est
en effervescence, il se métamorphose en permanence, pris
en engrenage par une de ses uvres, « la communication ».
Perte dans l'originalité, dans la manière et l'art
de la manière. De l'échange humain et réciproque
à la communication à sens unique, sans fil et sans
visage. Tout s'amplifie « quick », les sociétés
évoluent sur des autoroutes en bien comme en mal mais les
gens n'arrivent plus à suivre. Ils perdent la raison et
la mémoire, délaissent leurs marques et leurs habitudes.
L'insécurité, la crise et le mal être ont
pris place
À l'heure
de « today », en Algérie, nous vivons
un temps fou. Les fléaux sociaux sont devenus à
table un menu quotidien. À la maison, à l'école,
en entreprise et dans la rue. Il suffit de prendre place et subir,
la formule et la politesse ne font pas un bon usage.
Le crime devient un moyen de communication transmit par des violences
absurdes, arbitraires, injustes et intellectuelles. Il campe et
prend racine en Algérie, devenu un fond de commerce dont
les bénéfices sont néfastes sur les enfants
de ce pays.
Il est temps
que les intellectuels éclairés, honnêtes et
engagés, ceux qui se sont opposés au terrorisme
aveugle d'hier, se montrent utiles, aujourd'hui, à la société
algérienne. À travers leurs outils d'expressions
respectifs, divers et variés, ils se mettent en face, dans
le but d'informer, de sensibiliser et de combattre le crime de
tout genre. Ils sont responsables au même titre que les
politiques envers notre société. L'histoire dira
et témoignera de leurs utilité ou de leur silence.
Afin de progresser
dans cette modeste analyse, j'aimerais soulever des questions
sous forme de constat sociologique et répondre par de brèves
explications car le sujet demande de la réflexion, de l'échange
et surtout la mise en place d'outils.
En Algérie,
le crime est-il le nouveau né du terrorisme ou bien simplement
une nouvelle ardoise où les délinquants s'expriment
comme dans toutes les sociétés occidentales ? Le
meurtre est-il un moyen de communiquer ses frustrations ou bien
un phénomène de société en crise ?
Pourquoi ne pas lutter en amont contre ce fléau et faire
barrage ?
Depuis des
décennies, les sociétés occidentales sont
en avance et déjà en combat contre toute forme de
crime. La nôtre est en tergiversation. Elle n'est prête
ni au crime ni à renier ses racines. À titre d'exemple,
notre pays n'était pas préparé au terrorisme
et il en a payé le prix cher. De hauts responsables algériens
ont déjà dressé un tableau similaire, où
ils comparent le nombre d'Algériens tués, victimes
de terrorisme, au nombre de morts victimes de crimes dans d'autres
pays civilisés comme les USA, la France ou l'Italie.
En Algérie,
le peu des moyens, le manque de traitement de l'information juridique
ou policière, l'ignorance des services concernés
en la matière... Ajoutez à cela une superficie égale
à cinq fois celle de la France et de longues frontières...
Tous ces élements ont joué en la défaveur
de l'Algérie, incontestablement. Ces causes sont à
l'origine du manque de compétitivité dans le travail
et ont engendré des lacunes dans les rangs des services
concernés. Les unités de lutte contre le crime sont
dépassées dans la façon de gérer le
fléau, sa montée et surtout son influence
Comment faire
devant des destructeurs : des violeurs d'enfants, des agresseurs
des femmes, des tueurs en série, des auteurs d'enlèvements
et de séquestrations, et des assassins inimaginables, des
cambrioleurs, des trafiquants de drogue, d'armes et de faux billets ?
Il suffit
que deux criminels anonymes s'installent dans une ville, courent
les rues, pour que cette dernière ferme ses portes à
six heures et ce quel que soit le nombre de policiers à
disposition et au service des citoyens. Par peur. Le crime a un
effet psychologique démoralisant sur chacun de nous, il
exerce une pression cérébrale dont les grandes sociétés
souffrent aujourd'hui.
Beaucoup de
cas le montrent. Citons-en quelques-uns, juste à titre
d'exemple. Dans d'autres pays, les journalistes de l'audiovisuel
ou de la presse écrite, ouvrent leurs éditions par
les délits et faits divers commis durant la journée
écoulée. L'actualité socio-juridique a pris
le dessus sur l'actualité politique et les nouvelles économiques.
Les crimes sont devenus prioritaires et prennent une place inhabituelle.
Malgré toutes les bonnes volontés, les grandes sociétés
demeurent fragiles dans leur mobilisation contre le crime organisé.
Les moyens technologiques inventés et mis à la disposition
des protagonistes restent insuffisants. Les statistiques les prouvent
.
Alors les pays concernés se réunissent, échangent
des informations et des expériences et travaillent en collaboration,
étudient des cas inédits et des prototypes. Lors
de leurs réunions, ils démontrent l'efficacité
pratique de certaines théories et méthodes afin
de mettre en place des dispositifs destinés à lutter
contre les dangers, et à les limiter.
Une fois que
les criminels ont payé leur dette à la société,
après avoir passé une grande partie de leur vie
derrière les barreaux, ils sortent. La récidive
demeure probable et omniprésente. Les médecins et
les législateurs restent sans réponse face à
la problématique de récidive ! Ils sont incapables
de se porter garants de la bonne santé de la société
face à la récidive. Pour minimiser le danger, à
la sortie de prison et devant un vide juridique, les médecins
et les législateurs mettent placent les plus dangereux
des anciens délinquants en quarantaine, dans des résidences
surveillées, ou bien les maintiennent en liberté
surveillée (via des bracelets fixés aux pieds).
Maintenant, les spécialistes expérimentent l'implantation
de puces électronique dans le corps humain afin de contrôler
chacun des déplacements d'un délinquant.
Dans les milieux
urbains, la barbarie s'exprime dans le crime. Ces deux drames
endommagent toute la structure sociale et religieuse, quel que
soit le niveau sonore des hauts-parleurs de nos mosquées
qui propagent le prêche du vendredi, ou le degré
de moralité des discours de nos hommes politiques à
la télévision et devant une presse à demi-consciente.
Les infractions
sont tellement alarmantes, en telle progression, qu'elles font
naître un genre de délinquance urbaine très
dangereuse. C'est une guerre qui ne dit pas son nom. Le
criminel est parmi nous. C'est bien de construire des logements
et de mettre du bitume sur les routes mais c'est aussi bien de
se préparer à des chamboulements sociaux qui auront
de graves conséquences
À Paris, en dix ans,
le nombre de policiers a été multiplié par
cinq. À Londrès, par quatre, et à New-York,
par six. À Alger, par plusieurs centaines d'agents en plus.
Mais tout de même, en Europe et en Russie, certains quartiers
restent interdits à l'autorité publique. Ils sont
devenus la propriété de délinquants :
une sorte de base arrière. Récemment, en Italie,
dans une ville du Nord, les autorités ont fait dépêcher
l'armée avec tout l'arsenal nécessaire afin de déloger
les délinquants. En Amérique, toute ville possède
sa propre maison d'arrêt. Car le taux de délinquance
est en croissance : il a été multiplié
par cinq en quinze ans.
Les murs ne
sont pas seulement habités par des individus civilisés.
Ils abritant des personnes différentes dans la façon
de penser, d'agir et de se comporter ; d'où la confrontation
entre eux. Et évidemment, toute action fait naître
une réaction. Surtout dans les relations humaines. Le crime
est devenu aussi une relation à entretenir et à
perpétrer dans le temps, un langage moderne. Un moyen de
prendre à autrui un bien non déclaré par
ce dernier. En Amérique de Sud, on recycle des voleurs
à la tire et des délinquants pratiquants des casses
de voitures. Ces délinquants se perfectionnent et accomplissent
des stages dans les rues et dans les quartiers chics.
En peu temps,
dans notre Algérie, les classes sociales se sont multipliées.
Elles n'ont pas de noms, ni de date ou de lieu de naissance. Les
friqués d'hier sont les fauchés de l'après-guerre,
ils forment une couche sociale. Certains démunis de l'indépendance
sont les riches de l'après-décennie noire. Ils se
retrouvent dans une autre couche sociale. Des citoyens « émergeants »
viennent en former une troisième. Les délaissés,
ceux qui sont abandonnés à leur propre destin, forment
une future nouvelle couche, sans oublier les couches d'en-haut
et d'en-bas. Des couches sociales qui remplacent des partis politiques,
qui déposent les clés sous le paillasson. La différence
entre une classe sociale et un parti politique, c'est le fait
d'adhérer à une classe sociale sans régler
de cotisation et sans avoir de carte.
L'ascenseur social entre les couches sociales est souvent en panne
alors le crime s'adapte, se développe et devient l'ascenseur
qui relie les castes de la société. Un point en
commun au moins. Ces classes sociales sont transformées
en sphères codées et interdites à toute personne
qui ne partagerait pas les données matérielles et
éducatives de ladite classe. Les délinquants ont
un seul moyen d'y pénétrer : la violence.
Voilà. Qui dit délinquance, dit terrorisme. D'ailleurs,
ce dernier n'a épargné personne, tous les citoyens
ont payé.
Certaines
personnes se sentent écartées et mises à
l'écart. Elles veulent s'introduire par la force dans une
couche sociale aisée. Ces gens-là voient une justice
à sens unique. Ils concluent alorsla chose suivante : des
Algériens comme eux ont gravi l'échelle sociale
mais une fois arrivés là-haut, l'échelle
a été détruite
Ces Algériens
ont installé un barrage pour tous ceux qui auraient voulu
parvenir à leur niveau. Ils n'ont pas laissé ni
recette, ni modèle à suivre. De cette façon,
ils ne se seront pas rattrapés par les autres. En peu de
temps, ils ont créé un grand écart entre
eux et le reste de la population, ils se sont assurés une
vie aisée, ainsi qu'à leurs enfants et à
leurs petits-enfants. N'est-ce pas, dans ce cas précis,
une forme de délinquance ? un crime ?
Même
le bon Dieu, là-haut, là où il est maintenant,
a communiqué avec les gens d'en-bas pour les conseiller
ou pour leur ordonner de LIRE ! « Lis, lis
»
Djamel
Azizi - Octobre 2008
|