POINT DE VUE

 




 

Critiques cinématographiques :

Le voyage à Alger

Quel est le lien entre le Cinéma et "On" ?

Le crime est ses conséquences néfastes

Harragas - Sortie le 24 février 2010

 



Harragas - Sortie le 24 février 2010



Film franco algérien du réalisateur Merzak Alllouach, est projeté en salles depuis le 24 Favier 2010 en France.
Le speech est le suivant: Mostaganem, à 200km des côtes algériennes. Un passeur, prépare un départ illégal d'un groupe d'algériens vers l'Europe. Dix"brûleurs" marrent du pays prennent le voyage dans une barque pour traverser la mer.

En écrivant cet article, je veux ajouter à ma liste une personne qui ne sera jamais ami même à lui-même.
J'ai vu cette semaine le film Harragas dans une salle de cinéma où nous étions 5 pèlerins. Vingt minutes après, deux ont quitté, les deux autres étaient un couple qui n'arrêtait pas à se tripoter en regardant la misère de l'Algérie et moi, je suis resté par respect. Malgré le forcing de producteurs pour justifier le financement de cette fausse vraie invention, le film sort que maintenant alors qu'il était fais en 2009. Le public n'en veut plus de ce genre du film, heureusement que les journaux l'Humanité et la Croix ont parlé en bien.

Pour faire un film qui parle de l'Algérie avec des Financements d'ici, il suffit d'écrire ce genre de répliques " Je ne veux pas rester dans un pays de merde et de malheur… >" je ne veux pas rester dans ce pays, un jour de plus…. Un pays de misère…> voilà des dialogues injustifiées qui sont ajoutées à des images voulues afin de innocenter l'idée du film Harragas.
Dans le film cité dessus,
On montre des plages algériennes sales et non adéquates juste pour les filmer dégoûtantes, une bonne raison pour accentuer la fuite et que la traverser de la mer soit la seule échappatoire. Se retrouver sur une plage européenne, dorée, lumineuse et singulière serait le bonheur
Même les vagues de coté algérien, elles ne sont ni tendres et ni clines alors que de l'autre coté, sont calmes, douces et harmonieuses.
L'eau de notre coté, on a l'impression qu'elle est grise et sort des caniveaux alors qu'elle est de l'autre coté belle, bleue et donne le souhait de rêver et de mourir dedans.
Des algériens agressifs, frustrés, mal rasés, mal éduqués, affamés et excentriques. Même dans une barque en plein mer, ils se tuent. Leur environnement est hostile. Il ne donne pas envi de rester un jour de plus parmi eux.
Les plages, un ensemble des boites, des sachets, de boue, des saletés à l'infini. Montrer le négatif, la misère afin de mettre en avance les causes de cette fuite.

Le bassin méditerranéen, le cinéma et votre film
Sois de coté Sud, sois de coté Nord de la mer, les artistes méditerranéens ont un respect particulier et sacré envers la mer. Pour eux, c'est inadmissible et inconcevable de la montrer polluée. Ces sont des cinéastes qui sont généreux avec elle car celle-ci est avec eux aussi.
Beaucoup des réalisateurs ont montré leurs plages respectives immaculées et purifiées. Elles livrent l'envi de mourir dessus par bonheur. Le film du tunisien Nourri Bouzid. " Business ". Le film de son compatriote Farid Bougier'' " Un été à la Goulette' " le film du marocain Mohamed Tazi " À la recherche du mari de ma femme " le film du l'italien Michelangelo Antonioni " profession reporter "…etc. Ils sont tous étaient fideles à la mer.
La question est la suivante : pourquoi dans le film Harragas, notre géni réalisateur à montrer nos plages sales et à déserter. Déjà il l'a fait dans le film Bâb-Oued Cité. Et cette fois-ci, il récidive sans parler de la série Babour Dzzair. Etre bien intentionné et avoir une grande culture sont les qualités des grands cinéastes. Ce n'est pas ni par audace ni par provocation qu'il a affranchis le respect c'est seulement par mépris et par volonté.

Dans un angle de 30 degrés a un petit vocal, Il a réduit la mer du coté algérien à une poubelle. Cinématographiquement, cette mer abandonnée reflète l'Algérie. Notre réalisateur a diminué les côtes algériennes longues de 1300 km dans cet angle. Hélas.

La particularité de la méditerrané ne vous donne pas raison. Vous avez tort et vous avez triché avec elle car cette mer est plus bleue de coté Sud que de coté Nord. Le contraire des vos images et vos prétentions. Maintenant si on vous a demandé de montrer ça, je suis désolé mais pourquoi Costa n'a pas obéis à cet ordre dans son dernier film Eden à l'West !!!
C'est récurent chez notre donneur de leçons. Afin de gagner de l'argent il faut ajouter des saletés sur le pays. Il suffit de changer les titres et les lieux pour apprécier la récidive en dope. Qu'on soit sur les plages de Mostaganem ou sur celles d'Alger. Pourquoi montrer un Algérie propre qui se développe. Ah ce n'est pas le sujet du film et ce n'est pas porteur !

Autour de la méditerranée, la plage est la vitrine de chacun pays. C'est elle qui nous livre le désir de rêver. On la regarde pour sentir tranquille et finalement être considérer afin de demeurer. Dans le film Harragas, l'envi de cracher et de piser sur les plages algériennes sont mis en exergue !
Il faut documenter pour montrer la mer. Cette dernière a véhiculé la civilisation vers l'Europe quand les harragas du Nord ont débarqué des destructeurs et des envahisseurs alors que nos premiers Harragas étaient porteurs de symboles, paix, savoir et sciences particulièrement les deux berbères Tark ben Ziyed et Saint Augustin. Et ces arabes et ces juifs harragas qui ont resté sept siècles en Europe et qui ont bâti une civilisation. Avez-vous visité la ville de Poitier, les Pérennes Orientales, l'Andalousie… etc.

Malheureusement vous êtes dans la précipitation même pas dans l'urgence. Vous êtes dans le genre reportage pas dans l'œuvre, vous êtes dans la crise et dans l'attaque, pas dans la sagesse et la réflexion. Vous êtes dans la dope que dans l'éveillé.
Le sujet de l'immigration clandestine est trop présent dans les bouches de politiciens européennes racistes. Il leur faut un os dans la bouche. Pourquoi pas le genre de votre film ? Vous leurs donnez raison et vous appuyez leur discours. Tenez, je vous donne un sujet pour votre prochain film : l'Identité National, comme ça, même avec un passeport algérien, vous pouvez s'adhérez soit au FN/ l'UMP soit au PS.

la dernière fois que le cinéaste a parlé de la mer c'est dans la série télévisée intitulée: (Kartoune) Babour Dzzair produite par la télévision nationale. Malgré la nullité, la débilité et l'incrédibilité de la série, elle a couté un budget équivaux à celui de la construction de 4000 logements. C'est permis d'harage l'argent du peuple algérien vers l'Europe clandestinement. Quand on encaisse des chèques des centaines de milliers d'euros à Alger et acheter de biens à Paris, on n'appelle pas ça< Harragas Drahme> ou blanchement d'argent ! Actuellement, la justice est saisie et mène l'enquête.

Notre brillant auteur n'a rien compris à l'Algérie et cela ne veut rien comprendre en lui. Il s'est toujours comporté comme un ingrat puisque il n'a pas toléré ni sa mer et ni son désert. A Chaque fois, malin et malhonnête avec elle. Quand il a abordé le désert algérien dans le film " l'autre monde " d'une manière transformée et ignorante, il a loupé une marche. Le film a passé à coté. Maintenant, Il fait un film entièrement sur la mer, encore on assiste à l'aveuglement total. Ces deux films n'ont pas trouvé un public trécheur et malveillant. Heureusement que les deux Etats français et algérien étaient les sources de financement. On dirait qu'ils ont un intérêt que ce genre du film se fasse.

J'avoue que l'auteur était fort dans le genre du film Chouchou, montrer un Harraga algérien homo (joué par Gad) survire en plein 75. Au aujourd'hui sur la place de Paris, on dit : si le film Chouchou était une réussite c'est grâce à Gad… etc.
Gad est devenue une star, réalisateur, producteur et quand il parle du notre génie, il dit : je ne veux pas descendre mon niveau. Notre réalisateur n'a pas eu le cran de montrer autre chose valorisante. C'est son fond de commerce de montrer son pays crasseux et infecté

Le réalisateur stagne, n'avance plus, tourne autour des idées limitées. Il restera longtemps mobile autour d'une corde bocal qui lui-même, n'arrive pas à bruler (hrague) et se débarrasser. N'est-il pas ici un exemple d'un Harraga intellectuel malveillant, mené an barque. Il aurait pu être un respectueux harraga afin de se débarrasser au moins de certaines idées rétrogrades et méprisantes envers l'Algérie et son peuple, il aurait pu prendre ses ainés comme exemple : Mrs : Esker, Hamina, Rachdi, Fares ou ceux de sa génération : Bahaloul, Okacha, Bouchareb sans parler de plus jeunes.

, des cinéphiles algériens posent cette question pourquoi le cinéaste obéi aux règles pour parler spécialement de certains sujets choisis ? La force de voir ses films ont arrivé à cette réponse: le réalisateur est dans cette logique du business et dans la fabrique : Ton idée, notre sujet, ton film, nos images, notre aval et notre accord. Tu dois montrer ce qu'on veut. Signe là. On t'a à l'œil. Au prochain reportage et reste entre les deux rives.

Monsieur le cinéaste algérien, avez-vous vu, les derniers films Eden à
L'West de Costa Gavras (France, Italie, Grèce) et le film Welcome, un film français réalisé par Philippe Lioret (que vous connaissez bien). Deux films incomparables mais intelligents. Un sucée médiatique et commercial en Europe. Pourquoi dans ces deux œuvres, les auteurs ont choisi des lieux propres et propices comme lieu de départ à leurs Harragas ? À l'image, des personnages beaux gosses, classes et propres. Des hommes qui donnent envie à fantasmer, à aimer et respecter alors que vous Monsieur. Vous ne montrez que des lieux impropres, diaboliques et à détester. Vous montrez que des algériens nuls, stupides et irréfléchis. Et des Vauriens ??Je comprends pourquoi l'Algérie était et sera à votre secours à chaque fois que vous crachez dessus. Sa lumière, elle est ni dans vos idées, ni dans vos images et ni dans vos écris mais dans chaque de vos films, elle vous rend non-voyant.
Pauvre cette Algérie. Elle est à chaque fois montrée misérable et défavorisée dans vos films. Présentée comme un pays larbin, arriérée et fermé. A chaque occasion, vous récidivez pour exhiber la même chose mais différemment. Voilà un algérien que son pays lui offre des moyens sans contre parti pour être définitivement Harraga mais lui. Il ne veut pas. Est-il capable de survire de l'autre coté de la mer ? Est-il capable de dire que je suis un Algérien Réalisateur harraga et fier de l'être ? Comme ils le disent autres auteurs étrangers vivants sur le sol européen ? Eux, ils jurent qu'avec leur nation. Un vrai harraga a toujours une patrie et une nation. Elle est où la votre dans vos films ?

Monsieur le cinéaste,
Etre malhonnête intellectuellement est injuste avec son idéal surtout lorsqu'on a la cuillère dans la soupe et le ventre vide. Même si elle est pleine aujourd'hui c'est grâce à l'argent de l'Algérie qui était derrière hier. Voilà un réalisateur qui a toujours faim et meurt affamé. Encore plus grave, il restera sur le band de cinéma, faim sans être salué de deux cotés du bassin.

Vive cet Algérie qui vous donne des sous pour faire des films qu'en fin de compte, vous crachez dessus en le traitant d'un pays de merde comme s'est bien dis et montrer dans votre film Harragas.


Djamel Azizi - 21 février 2010



Le voyage à Alger

Le film : Le voyage à Alger de réalisateur Bahloul Abdelkrim est projeté en avant première à Paris dans le cinéma des cinéastes. Le lieu était comble, le public est éclairé et la tension est omniprésente sur le visage du réalisateur. Il porte le film sur le dos sans la présence du producteur Bachir Derrais tant cité dans les génériques du film, on dirait l'ancien parti unique. Tout est remplaçable. Il manquait juste la notion sous le patronage de monsieur Bachir D.

En grande partie, l'auteur a toujours fait des films %français. Cette fois-ci, le film " le voyage à Alger " est fait avec des moyens modestes algériens. De l'écriture à la copie zéro. L'Algérie est présente à travers de séquelles comme la souffrance, la patience et le traîneur dans la finition des choses. L'essentiel est que le film est là.
Sa projection a suscité la fierté, la tristesse et l'émotion. Un film qui porte des ailes car il est porteur d'un message universelle. Une réussite cinématographique. IL a déjà obtenu le prix de meilleur scénario au festival de Namur en Belgique. Malheureusement pour l'instant, le film est orphelin de distributaire, il dérange l'état français comme l'état algérien, ni au mois les conserveurs d'une seule sonne de cloche de l'écriture de l'histoire de la guerre d'Algérie.

Le réalisateur a choisi le témoignage de son vivant pour capter une page de l'histoire. Elle déroule dans deux villes magnifiques algériennes : Saida et Alger quelques mois avant l'indépendance et après. Il a romancié son propre vécu pour ajouter une touche personnelle à notre histoire tant méconnue des générations.

Il suffit d'un film remarquable et fort en émotion pour que monsieur Bahloul devient l'archétype' de metteur en scène intimiste de l'histoire' il est ni révisionniste et ni cracheur dans la soupe. En allant tourner en Algérie et en Vidéo numérique pour bousculer le secteur et trouver des repères.
Le réalisateur a grandi à Saida et qui a étudié à Paris en passant par Alger. Il parle comme il écrit encore mieux, il filme comme il pense. Une patience et un savoir faire sont les atouts. Il a à son actif une dizaine des longs-métrages. Le cinéma est sa tasse du café.

Son film trace une histoire humaine qui a pour personnage une femme de Chahid, une mère des 6 enfants, suite à l'indépendance. Dans la ville de Saida, un homme représente l'autorité municipale et la légitimité révolutionnaire veut la chasser d'une maison bien vacant pour qu'il soit lui, le futur propriétaire. Son seul tort, elle est paysanne. Sans aucun soutient des responsables de la ville, elle fait le voyage à Alger pour se plaindre au Président Ben Bella. A son arrivée, elle rencontre un colonel qui devient quelques mois après le président algérien.
À aucun moment, on prononce le nom de ce colonel alors qu'il devient le protecteur et le teneur de la justice. Il rend le droit à qui a le droit.
Cette époque a laisse des traces en mal comme en bien. Les injustices au nom de la guerre ont fais le menu de l'indépendance des années et des années. L'espoir et la construction du pays ont réconcilié beaucoup d'algériens.
Le film est concentré sur un récit particulier d'une famille algérienne sans compagnon, il n'est nul part, un film féministe. Ni un film sur les conditions de la femme algérienne. La mère aurait pu être le père car tant des femmes sont mortes chahidetes laissées derrière elles, des pères des familles.
Le sujet est suffisamment puissant pour citer l'adhésion du spectateur, les intentions fortes ne font pas un bon film cependant le scénario, le jeu d'acteurs, la casting et la réalisation ont contribué au respect de cette œuvre algérienne.
Elle offre un petit pays de Cinéma qui finira sous peu (Incha-Allah comme ils disent les décideurs du cinéma algérien) par trouver son identité propre au moment où l'Algérie a produit que trois films l'année dernière. Le paradoxe, le seul pays arabe qui a la palme d'or à Cannes alors que le budget du ministère de la culture est l'équivalent à cinq fois le budget de celui de ministère de la culture tunisien qui vient de produire vingt films.
Comme, je ne suis pas un décideur, je peux dire bon vent et bon courage à ce film.


Djamel Azizi - Février 2010


Quel est le lien entre le Cinéma et "On" ?


Le Cinéma restera t-il un une expression culturelle vivante de notre époque. Continuera t-il à être un spectacle ? Demeure t-il un art à part entière ? Ou, il est une industrie qui exige des capitaux. Devrait-il apporter des richesses ? Et s'il est simplement un outil culturel non productif sans aucune obligation

On : ce pronom indéfini, ce sujet qui désigne une personne, un ministère, un centre, un groupe indéterminé ou un groupe auquel on appartient (NOUS)

En France, 220 millions spectateurs se sont déplacés l'année dernière (2009) pour voir des films dans les salles obscures. Un record d'entrées malgré la crise. Un Français sur trois fréquente au moins dix fois par an les salles du Cinéma. Le prix de la place ne cesse d'augmenter et le chômage est à la hausse mais les gens continuent à y'aller au Cinéma ! Pour expliquer ce paradoxe, il faut comprendre d'une manière simple : aller au cinéma est devenu un geste citoyen qui est défini par le droit de se cultiver et par conséquent le devoir d'être indispensable.

Non seulement le Cinéma c'est de la culture, c'est aussi de l'artisanat. Il est conçut pour témoigner de son époque. Il reflète une image vivante de notre monde. Il accompagne les générations dans leurs mutations d'une manière ni prolifique et ni matérielle. Il est aussi une composite et une matière de l'économie. Un marché florissant où des spécialistes sont en oeuvre afin d'analyser, d'élaborer des études et des lois pour gérer cette économie sur des cours et des longs termes.
La réussite du Cinéma est la conséquence de la mise en places des institutions solides, de l'ouverture des structures productives gérées par des professionnels compétents.

Un film coule d'une idée simple, d'un thème, d'un sujet, d'une histoire, d'un scénario. Une fois arrivé en salles, il est enfin une œuvre sur les marchés. Au delà de tout, un film qui apporte de l'argent ou qui fait entrer de l'argent à son producteur, est par définition, un produit commercial comme un autre, comme un livre, un album, un tableau de peinture, une pièce de théâtre ou de l'opéra. On investit dans la culture pour accroître une partie de l'économie d'un pays.

On réfléchis et on conçoit des projets intellectuels et culturels pour les mettre sur les marchés et les gens sont conscients de cette démarche, ils l'a soutiennent. On investis de l'argent, on prend des risques dans l'objectif de développer une industrie tout en restant dans la Culture et dans l'expression. Pour parler simple, lorsque on met en chantier un film, on fait nourrir des familles au même temps, on élabore une histoire destinée au petit ou au grand public afin que ce dernier se distraire, se cultive et s'instruit. On injecte de l'argent et beaucoup même. Donc on prend des risques, peur que cet argent ne revient plus surtout quant on est un privé. Le budget du dernier film de James Cameron (auteur de film Titanic) intitulé " Aviatar " est l'équivalent de budget d'un pays comme le Birkina fasso ou la Malawi ! M et grand Mais, en deux mois de sa sortie, le film a apporté à ses producteurs des bénéfices colossaux. En France, en trois semaines, il a fait 12 millions d'entrées.

La bonne question est :
Qui est On ?
Le cinéma est fait pour éduquer afin de mieux s'épanouir.
Les structures culturelles jouent, remplissent leur rôle dans l'évolution du citoyen tant sur le plan d'épanouissement que sur le plan affectif. Bien sur, si ces dernières gagnent de l'argent why not. Une personne qui va au Cinéma, c'est une personne qui ferme la fenêtre de l'ignorance et de la barbarie, elle ouvre par conséquent des fenêtres sur le monde, la tolérance, la compréhension, la curiosité et l'aventure. Un jour, cette personne, on ne la considèrera pas inculte, fanatique ou extrémiste même si elle est analphabète. Elle s'échappe à la manipulation et à la doctrine.

Des gens ont pris des langues étrangères grâce aux sous- titres des films. Des gens ont défendu des causes dans le monde grâce à un film. Des gens se sont manifestés pour exprimer leur colère et mécontentement grâce à un film.
Des étudiants ont repris le chemin de la fac grâce à un film, des alcoolos, des droguées ont stoppé leurs vices grâce à un film. Des malades ont pris goût à la vie grâce à un film. Des gens ont visité des pays lointains grâce à un film. Des gens différents se sont tant aimés grâce à un film.
L'optimisme et l'effet positif sont conséquents et omniprésents dans le Cinéma sans ignorer évidement les conséquences néfastes de certains films. Je laisse la fenêtre ouverte aux gens négatifs de parler de ça.

Sans aucune morale et propagande, le Cinéma est devenu un outil de modernité et de civilisation, L'essentiel est que le Cinéma soit nécessaire et qu'il aura un impact culturel. Loin d'être un moyen de faire de l'argent et de s'enrichir sur les dos des gens. Car on gagne sur un film et on peut perdre sur les autres. Certains producteurs ont mis la clé sous le paillasson car leur film a subit un échec commercial, n'a pas apporté un sou. D'autres producteurs se sont suicidés et d'autres sont restés endettés des années et des années. Tous ces producteurs ont un point commun qui est : l'amour pour le Cinéma. Cet amour était leur richesse.

Le Cinéma, il est la culture et l'économie. Les deux à la fois, Le Cinéma français se fait, se développe grâce au Cinéma américain et le Cinéma américain se fait grâce à l'argent (money) le ( cach) des grandes fermes américaines et des producteurs indépendants.

Grâce au film américain distribué en France, le pays produit des films et par conséquent, il est le premier producteur européen et la nation la plus cinéphile au monde. Le film français, se voit dans les fanfares de la Réussie, de l'Inde, de la Chine et dans les pays africains. Une partie de l'argent récoltée de la distribution du film américain, va à la promotion des petits films africains, magrébins et asiatiques. On donne la possibilité à des films d'auteurs d'exister et d'être vus par le public français. Le spectateur découvre d'autres cultures. D'autres sonnes de cloches

Un film américain sera bientôt la principale source d'argent pour financer le film français particulièrement et le film européen spécialement. A juste titre, sans la présence des américains, le festival de Cannes ne sera jamais une grande manifestation culturelle internationale. En d'autre terme, il ne sera jamais la Mecque du Cinéma. Pour parler simple: Si comme on organise le pèlerinage à la Mecque sans les musulmans des autres pays.

Malgré la souveraineté, l'exception culturelle française et certains discours de quelques personnalités coincées de gauche comme de droite et qui consiste à revoir à la baisse la distribution du film américain en France. 30 films américains nouveaux sont à la fiche chaque semaine, ils envahissent le marché. Le spectateur a le choix de voir tel ou tel film. Ce qui compte qu'il va au Cinéma et parler du film après en bien ou en mal.

La France produit 210 films par an. Entre 4 à 6 films sortent en salle chaque semaine. Des films ne restent même pas 4 jours à l'affiche, d'autres sortent seulement dans trois salles. D'autres font entre 1 et 22 millions d'entrées. Un film américain qui fait 15 millions d'entrées, une partie de son argent sert à produire moyennement deux films Français si ce n'est pas trois à petit budget. La production cinématographique française est aidée automatiquement par la distribution. Sans oublier la participation active de la télévision. Autrement dit : un film qui arrive fini en bobines ou en Numérique en France, il fait générer des emplois dans toutes les spécialités dans l'enchaînement d'un film. Écriture, développement, aide à la production, aide à la poste production, aide à la distribution, aussi aide à l'exploitation des salles et à leurs équipements.

Récemment un incendie a ravagé un quartier à Paris, une salle était endommagée, les autorités ont dépêché un chapiteau afin que les gens viennent voir des films. Une salle de Cinéma est devenue par obligation une nécessité comme l'hôpital, l'école ou la crèche !

Aujourd'hui, les tutelles municipales délivrent des pass aux chômeurs, aux sans domiciles fixes (SDF), aux familles nombreuses pour aller voir des films… Voir un film est devenu un savoir vivre, une prise de conscience, c'est comme participer à un intérêt général.
Des salles de Cinéma ont adaptées des entrées accessibles pour les handicapés, organisent des séances pour enfants. Adaptent des tarifs destinés aux étudiants, aux groupes, aux jeunes moins de 25ans et aux comités d'entreprises.

Pour se cultiver, il n'y a pas des prix. On ne compte pas. Le mot est entre les lèvres: On va au Cinéma, on fait un cinéma, on sort au cinéma, tu étais au Cinéma. Non, je vais au Cinéma. Mon portable était éteint, j'étais au Cinéma. Je suis invité au Cinéma. Pour faire la paix avec mon mari, on va au Cinéma, je fais la connaissance d'une fille, notre première sortie est le Cinéma… le Cinéma a un rôle dans la cohésion social. L'initiative, la proposition, le choix, le conseil, l'harmonisation dans l'esprit et dans la conscience. On appelle ça : On existe

Dans le froid, dans la chaleur, On fait la queue, on paye une place, on regarde un film, on parle, on échange, on communique et on s'enrichit. Parce que on a vu un film géorgien, chilien, iranien, albanais ou américain, etc. Dans l'esprit du citoyen, le pré jugement se transforme en une opinion, à un point de vue. La peur de l'autre s'adoucit en respect, en échange réciproque. Un lien entre les peuples s'établit. Notre regard sur l'autre change en bien…
Grâce au rêve américain tant abordé au Cinéma Beaucoup des gens sont partis vivre aux Etats Unis d'Américains et grâce à cette immigration sa population était multipliée en six pendant le siècle dernier. Et grâce aux immigrés qui sont devenus américains, le pays est devenu la première puissance économique.
Actuellement, les français apprécient tellement le film iranien qu'ils sont en désaccord avec leur gouvernement à cause de son hostilité envers l'Iran. D'autres pays boycottent le film israélien car ils soutiennent le peuple palestinien dans sa lute. Des européens ont compris la Shoah, le colonialisme et le racisme grâce au Cinéma.

A travers des études sociologiques, le cinéma est un facteur de mutation dans la vie. On devient moins imbécile, moins abrouti ou moins raciste. On se déplace tout on restant dans son quartier. Il suffit juste d'ouvrir une salle de Cinéma. L'esprit est vivant, il compare, se nourrit et s'évolue. On voyage grâce au Cinéma à travers les civilisations. On est façonné et réceptif des cultures étrangères. Qu'on est, qu'on soit, qu'on devient un citoyen du Monde parce que un jour, nous étions, nous sommes, nous serons dans une salle de Cinéma.

Djamel Azizi - Février 2010



Le crime est ses conséquences néfastes

Le monde est en effervescence, il se métamorphose en permanence, pris en engrenage par une de ses œuvres, « la communication ». Perte dans l'originalité, dans la manière et l'art de la manière. De l'échange humain et réciproque à la communication à sens unique, sans fil et sans visage. Tout s'amplifie « quick », les sociétés évoluent sur des autoroutes en bien comme en mal mais les gens n'arrivent plus à suivre. Ils perdent la raison et la mémoire, délaissent leurs marques et leurs habitudes. L'insécurité, la crise et le mal être ont pris place…

À l'heure de « today », en Algérie, nous vivons un temps fou. Les fléaux sociaux sont devenus à table un menu quotidien. À la maison, à l'école, en entreprise et dans la rue. Il suffit de prendre place et subir, la formule et la politesse ne font pas un bon usage.

Le crime devient un moyen de communication transmit par des violences absurdes, arbitraires, injustes et intellectuelles. Il campe et prend racine en Algérie, devenu un fond de commerce dont les bénéfices sont néfastes sur les enfants de ce pays.

Il est temps que les intellectuels éclairés, honnêtes et engagés, ceux qui se sont opposés au terrorisme aveugle d'hier, se montrent utiles, aujourd'hui, à la société algérienne. À travers leurs outils d'expressions respectifs, divers et variés, ils se mettent en face, dans le but d'informer, de sensibiliser et de combattre le crime de tout genre. Ils sont responsables au même titre que les politiques envers notre société. L'histoire dira et témoignera de leurs utilité ou de leur silence.

Afin de progresser dans cette modeste analyse, j'aimerais soulever des questions sous forme de constat sociologique et répondre par de brèves explications car le sujet demande de la réflexion, de l'échange et surtout la mise en place d'outils.

En Algérie, le crime est-il le nouveau né du terrorisme ou bien simplement une nouvelle ardoise où les délinquants s'expriment comme dans toutes les sociétés occidentales ? Le meurtre est-il un moyen de communiquer ses frustrations ou bien un phénomène de société en crise ? Pourquoi ne pas lutter en amont contre ce fléau et faire barrage ?

Depuis des décennies, les sociétés occidentales sont en avance et déjà en combat contre toute forme de crime. La nôtre est en tergiversation. Elle n'est prête ni au crime ni à renier ses racines. À titre d'exemple, notre pays n'était pas préparé au terrorisme et il en a payé le prix cher. De hauts responsables algériens ont déjà dressé un tableau similaire, où ils comparent le nombre d'Algériens tués, victimes de terrorisme, au nombre de morts victimes de crimes dans d'autres pays civilisés comme les USA, la France ou l'Italie.

En Algérie, le peu des moyens, le manque de traitement de l'information juridique ou policière, l'ignorance des services concernés en la matière... Ajoutez à cela une superficie égale à cinq fois celle de la France et de longues frontières... Tous ces élements ont joué en la défaveur de l'Algérie, incontestablement. Ces causes sont à l'origine du manque de compétitivité dans le travail et ont engendré des lacunes dans les rangs des services concernés. Les unités de lutte contre le crime sont dépassées dans la façon de gérer le fléau, sa montée et surtout son influence…

Comment faire devant des destructeurs : des violeurs d'enfants, des agresseurs des femmes, des tueurs en série, des auteurs d'enlèvements et de séquestrations, et des assassins inimaginables, des cambrioleurs, des trafiquants de drogue, d'armes et de faux billets ?

Il suffit que deux criminels anonymes s'installent dans une ville, courent les rues, pour que cette dernière ferme ses portes à six heures et ce quel que soit le nombre de policiers à disposition et au service des citoyens. Par peur. Le crime a un effet psychologique démoralisant sur chacun de nous, il exerce une pression cérébrale dont les grandes sociétés souffrent aujourd'hui.

Beaucoup de cas le montrent. Citons-en quelques-uns, juste à titre d'exemple. Dans d'autres pays, les journalistes de l'audiovisuel ou de la presse écrite, ouvrent leurs éditions par les délits et faits divers commis durant la journée écoulée. L'actualité socio-juridique a pris le dessus sur l'actualité politique et les nouvelles économiques. Les crimes sont devenus prioritaires et prennent une place inhabituelle. Malgré toutes les bonnes volontés, les grandes sociétés demeurent fragiles dans leur mobilisation contre le crime organisé. Les moyens technologiques inventés et mis à la disposition des protagonistes restent insuffisants. Les statistiques les prouvent…. Alors les pays concernés se réunissent, échangent des informations et des expériences et travaillent en collaboration, étudient des cas inédits et des prototypes. Lors de leurs réunions, ils démontrent l'efficacité pratique de certaines théories et méthodes afin de mettre en place des dispositifs destinés à lutter contre les dangers, et à les limiter.

Une fois que les criminels ont payé leur dette à la société, après avoir passé une grande partie de leur vie derrière les barreaux, ils sortent. La récidive demeure probable et omniprésente. Les médecins et les législateurs restent sans réponse face à la problématique de récidive ! Ils sont incapables de se porter garants de la bonne santé de la société face à la récidive. Pour minimiser le danger, à la sortie de prison et devant un vide juridique, les médecins et les législateurs mettent placent les plus dangereux des anciens délinquants en quarantaine, dans des résidences surveillées, ou bien les maintiennent en liberté surveillée (via des bracelets fixés aux pieds). Maintenant, les spécialistes expérimentent l'implantation de puces électronique dans le corps humain afin de contrôler chacun des déplacements d'un délinquant.

Dans les milieux urbains, la barbarie s'exprime dans le crime. Ces deux drames endommagent toute la structure sociale et religieuse, quel que soit le niveau sonore des hauts-parleurs de nos mosquées qui propagent le prêche du vendredi, ou le degré de moralité des discours de nos hommes politiques à la télévision et devant une presse à demi-consciente.

Les infractions sont tellement alarmantes, en telle progression, qu'elles font naître un genre de délinquance urbaine très dangereuse. C'est une guerre qui ne dit pas son nom. Le criminel est parmi nous. C'est bien de construire des logements et de mettre du bitume sur les routes mais c'est aussi bien de se préparer à des chamboulements sociaux qui auront de graves conséquences… À Paris, en dix ans, le nombre de policiers a été multiplié par cinq. À Londrès, par quatre, et à New-York, par six. À Alger, par plusieurs centaines d'agents en plus. Mais tout de même, en Europe et en Russie, certains quartiers restent interdits à l'autorité publique. Ils sont devenus la propriété de délinquants : une sorte de base arrière. Récemment, en Italie, dans une ville du Nord, les autorités ont fait dépêcher l'armée avec tout l'arsenal nécessaire afin de déloger les délinquants. En Amérique, toute ville possède sa propre maison d'arrêt. Car le taux de délinquance est en croissance : il a été multiplié par cinq en quinze ans.

Les murs ne sont pas seulement habités par des individus civilisés. Ils abritant des personnes différentes dans la façon de penser, d'agir et de se comporter ; d'où la confrontation entre eux. Et évidemment, toute action fait naître une réaction. Surtout dans les relations humaines. Le crime est devenu aussi une relation à entretenir et à perpétrer dans le temps, un langage moderne. Un moyen de prendre à autrui un bien non déclaré par ce dernier. En Amérique de Sud, on recycle des voleurs à la tire et des délinquants pratiquants des casses de voitures. Ces délinquants se perfectionnent et accomplissent des stages dans les rues et dans les quartiers chics.

En peu temps, dans notre Algérie, les classes sociales se sont multipliées. Elles n'ont pas de noms, ni de date ou de lieu de naissance. Les friqués d'hier sont les fauchés de l'après-guerre, ils forment une couche sociale. Certains démunis de l'indépendance sont les riches de l'après-décennie noire. Ils se retrouvent dans une autre couche sociale. Des citoyens « émergeants » viennent en former une troisième. Les délaissés, ceux qui sont abandonnés à leur propre destin, forment une future nouvelle couche, sans oublier les couches d'en-haut et d'en-bas. Des couches sociales qui remplacent des partis politiques, qui déposent les clés sous le paillasson. La différence entre une classe sociale et un parti politique, c'est le fait d'adhérer à une classe sociale sans régler de cotisation et sans avoir de carte.

L'ascenseur social entre les couches sociales est souvent en panne alors le crime s'adapte, se développe et devient l'ascenseur qui relie les castes de la société. Un point en commun au moins. Ces classes sociales sont transformées en sphères codées et interdites à toute personne qui ne partagerait pas les données matérielles et éducatives de ladite classe. Les délinquants ont un seul moyen d'y pénétrer  : la violence. Voilà. Qui dit délinquance, dit terrorisme. D'ailleurs, ce dernier n'a épargné personne, tous les citoyens ont payé.

Certaines personnes se sentent écartées et mises à l'écart. Elles veulent s'introduire par la force dans une couche sociale aisée. Ces gens-là voient une justice à sens unique. Ils concluent alorsla chose suivante : des Algériens comme eux ont gravi l'échelle sociale mais une fois arrivés là-haut, l'échelle a été détruite… Ces Algériens ont installé un barrage pour tous ceux qui auraient voulu parvenir à leur niveau. Ils n'ont pas laissé ni recette, ni modèle à suivre. De cette façon, ils ne se seront pas rattrapés par les autres. En peu de temps, ils ont créé un grand écart entre eux et le reste de la population, ils se sont assurés une vie aisée, ainsi qu'à leurs enfants et à leurs petits-enfants. N'est-ce pas, dans ce cas précis, une forme de délinquance ? un crime ?

Même le bon Dieu, là-haut, là où il est maintenant, a communiqué avec les gens d'en-bas pour les conseiller ou pour leur ordonner de LIRE ! « Lis, lis… »

Djamel Azizi - Octobre 2008