Le dernier Safar
2009 - Fiction - 1 heure 18. VOSF. Numérique.
Un film de Djamel azizi
Pays : Algérie



SYNOPSIS

Amou Salah est un vieux projectionniste dans une salle de cinéma à Alger. Il est poussé à la retraite et mis à l'écart malgré lui. Il refuse de rester sans activité. Malgré son âge avancé et la maladie, il conduit un camion et sillonne l'Algérie pour projeter des films. Arrivera-t-il à apporter des rêves, par le cinéma, aux villageois démunis de l'extrême sud algérien, et survivra t-il ?

Avec : Mourad Kiat, Nabil HAÏDI, Mohamed CHERGUI, Abdelkrim LARBAOUI, Mohamed BEYAZA, Mbarek BENZITOU.

Musique Marwane FARAH .

Scénario et réalisation : Djamel AZIZI.

Directeur de la Photographie : Nabil MECHKAL. Ingénieur du Son : Mohamed ZIOUANI. Chef de montage : Hélène Viallat.

Producteur : lotfi BOUCHOUCHI. Coproducteur : Djamel AZIZI.
Coproductions : Bl prod et Youksproductions.

SELECTIONS

Novembre 2010 : Festival de Magreb des Films, Paris
Octobre 2010 : Festival International, Mostra de Valencia
Octobre 2010 : Festival du Film Arabe, Fameck
Septembre 2010 : Festival des Films du monde, Montréal
Juin 2010 : Festival International du Cinéma d'Auteur, Rabat



Contact



Découvrez les photos de tournage du long-métrage de Djamel Azizi :
Prophète en son pays.
 
Dans une rue commerçante, les patrons, qui ne sont que des hommes, proposent des marchandises illicites. Quelques jeunes barbus veulent imposer leurs lois et leur interprétation cynique du Coran. Au coin de cette rue, à vingt mètres, se trouve la plus ancienne mosquée de la ville de Tébessa. En face, de beaux tableaux de peinture sont accrochés sur les deux murs d'un minuscule réduit : c'est une galerie d'art pour la plupart, une boutique pour d'autres. Le patron et l'artiste ne sont qu'un : une femme, mère de famille, respectueuse, civilisée et militante pour une cause noble, la peinture.
Les rencontres sont quasi quotidiennes avec cet Imam tolérant et compréhensif, avec certains voisins intéressants et riches d'humanisme et d'autres, irresponsables et inconscients. Des passants curieus jettent des regards moqueurs, injustes et presque insultants, alors que d'autres admirent et achètent.
L'artiste-peintre ne demande rien à personnne, ne veut que peindre et vivre de son art car elle ne sait rien faire d'autre que peindre à la perfection. Elle cherche une reconnaissance sociale mais pas de notoriété, ni de privilège, juste de la considération pour sa personne et pour sa peinture. Elle peint depuis six ans malgré l'absence, le vide, le néant de toute expression artistique dans la région.

 

 
Quelques informations sur la ville de Tébessa, décor du film...

Ville de l'Est de l'Algérie à 200 km de Constantine, chef lieu de la Willaya, Tébessa se trouve à la frontière avec la Tunisie. Zone militaire pendant la guerre d'Algérie (réf. : la ligne Maurice), c'est une ville agricole. Elle est connue pour son histoire antique. De nombreuses ruines ont été détruites pendant la guerre mais d'autres existent encore :
- Theveste : temple de Minerve : 211 après JC.
- Arc de Triomphe de Caracalla : 214 après JC.
- Des ruines de la basilique Sainte Crisipine : Quatrième siècle.
- Les restes d'une enceinte byzantine du sixième siècle.
- Une muraille byzantine de forme triangulaire (longueur de 320 mètres sur 280 de largeur) entoure l'ancienne ville.